Les trois auteures, doctorantes, mettent en lumière dix femmes scientifiques du XX° siècle du monde entier, s’inspirant d’ une exposition itinérante « Lumière sur les Femmes de Sciences ». Dans la préface, Françoise Combes, astrophysicienne, espère que « ce livre puisse rappeler le travail de nombreuses femmes méconnues qui mériteraient d’être célèbres, et qui ne sont qu’une partie de la grande richesse apportée par les femmes du XX° siècle ». Pour chacune, un portrait très expressif, pleine page, est dessiné par Leïla Nessani. Leur biographie est accompagnée de leurs découvertes et de leurs travaux. Et sur une page de couleur, est écrit en gros caractères une phrase résumant l’idée directrice à retenir. Wangari Muta Maathai est une militante kényane, directrice du Conseil National des Femmes du Kenya. Elle n’a été à l’école, contrairement à ses frères, qu’à 8 ans. Partie étudier aux États-Unis la biologie, elle est la première femme d’Afrique à avoir un doctorat. Elle a créé le Mouvement de la Ceinture Verte. En 2004, elle reçoit le prix Nobel de la paix. Trois éléments lui semblent indissociables : déforestation, inégalités de genre et pauvreté. Savez-vous qu’entre 2015 et 2020 50 millions d’hectares de forêts ont disparu ? L’écoféminisme est la lutte conjointe pour les causes féministes et écologiques ? « Quand nous plantons des ARBRES, nous semons aussi des IDÉES ». Pour Jane Goodal, primatologue célèbre, «Notre arrogance nous pousse à considérer que l’humain est unique ». Sau Lan Wu, originaire de Hong Gong, est une chercheuse en physique des particules au CERN. Elle gagne des prix en confirmant, par un travail en équipe, l’existence de particules élémentaires, le charm, le gluon et le boson de Higgs. Rosalind Franklin , chimiste et cristallographe, est célèbre pour avoir découvert la structure la structure en double hélice de l’ADN, le fameux cliché 51 qui a ouvert la voie à des avancées majeures en biologie moléculaire et génétique. Elle aurait dû avoir le prix Nobel mais son patron de thèse s’est approprié ses travaux, ce que l’on appelle l’effet Mathilda. Rose Dieng- Kuntz, informaticienne sénégalaise, est une pionnière du « savoir partagé » sur le web. Chercheuse hors pair, elle fut experte en web social et collaboratif. Comment parler aux machines ? Il est expliqué comment écrire en binaire. Il fut pour elle important de montrer qu’une femme noire peut s’épanouir dans la recherche scientifique,dans une France, terre d’accueil ». Anne l’Huillier, physicienne franco-suédoise,a reçu le prix Nobel de physique en 2023. Janaki Ammal, botaniste indienne, a publié, en 1945, un Atlas qui est une référence mondiale en agriculture. Etudiant l’ADN des plantes, elle a mené des recherches novatrices sur la canne à sucre en Inde. Maryam Mirzakhan, mathématicienne iranienne exceptionnelle, fut la première femme à recevoir la médaille Fields.Hedy Lamae, actrice et inventrice, créa pendant la seconde guerre mondiale, une nouvelle technologie révolutionnaire de télécommunication. Sophie Adenot, ingénieure et astronaute française, a été sélectionnée pour une mission sur la Station Internationale Spatiale. Les explications scientifiques portant sur plusieurs domaines, sont d’une grande clarté avec des schémas compréhensibles par tous depuis le collège. Cet ouvrage, super bien conçu, met en valeur dix femmes scientifiques « audacieuses » qui, par leurs travaux exceptionnels, ont été des pionnières, faisant avancer les connaissances dans différents domaines. Un ouvrage indispensable à faire connaitre auprès des lycéennes pour leur montrer, comme le dit Sophie Adenot « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles ».
Leïla Bessila, Romanie Cologni, Lucie Cros, Ill. Leïla Bessila, edp sciences







