Dans les teintes vertes, une forêt avec sa flore et faune… Puis quel contraste, une zone désertique où on extrait du pétrole ! Sur la planète (P-412), Tildä Nö recherche des gisements de minéraux pour une compagnie pétrolière. Jop dessine avec beaucoup d’inventivité, surprenant le lecteur par des illustrations très différentes d’une planche à l’autre. Qui est cet homme des bois, récitant des poèmes et marchant dans le désert ? À la fin de chaque partie de cette BD, le lecteur va retrouver dans de classiques vignettes, la vie de Mamita. Qu’arrive-t-il soudain de si violent ? Lors de cette tempête, deux solitudes vont se rencontrer, Tildä Nô recueille dans son vaisseau, le poète, en exil, San Williams de Farisin. Elle lui explique qu’elle continue le travail de sa Mamita, écologiste et connaisseuse de la nature, qui avait mis au point un procédé inspiré des plantes pour produire de l’énergie, le « chloroblast ». Encore un contraste, la présence de ce poète d’autrefois dans un vaisseau, un homme qui possède des livres ! Les dessins de JOP rendent à merveille la force de cette tempête spectaculaire qui dérègle tout ! Puis sur fond noir, de petites vignettes annonçent un phénomène en cours…Tildä aperçoit un batracien ailé, ce n’est pas possible ! Serait-ce ?… Le poète lui apprend qu’elle a retrouvé son corps d’enfant ! Comment se fait-il qu’ils se retrouvent dans des marécages luxuriants? Que vont-ils devenir puisque le vaisseau est endommagé et les communications coupées ? La solution est-elle de se rendre à une oasis où sont réfugiés des activistes rebelles ? Sont-ils des adeptes de la « Page blanche », une secte prônant la disparition de l’humanité ? Survint un moment tragique, le poète sauve de justesse Tildä qui ensuite empêche un héron de l’emporter. Quel est ce personnage, dont la tête est surmontée d’une auréole, qui les suit sans qu’ils s’en rendent compte ? Les résultats d’analyses du flux inquiètent ses collègues du labo ! Vont-ils arriver à rejoindre l’oasis ? Qui a blessé Tildä ? Sera-t-elle secourue ? D’où viennent toutes ces métamorphoses qui ont eu lieu aussi à l’oasis ? Est-ce pour les faire partir ? Les écologistes se battent depuis des années « pour un retour à nos racines sauvages et animales ». Réussiront-ils un jour ? Cette bande dessinée de science-fiction décrit un monde d’une grande actualité, les grandes et puissantes compagnies épuisant notre planète, les écologistes considérés comme des terroristes, la difficulté de discerner le vrai du faux en science… et propose un monde nouveau où le vivant reprend ses droits, des scientifiques mettent au point des énergies durables, des hommes métamorphosés ont de nouvelles relations avec une nature empreinte de poésie. Une belle fable écologique !

L’art préhistorique en bande dessinée. De l’Aurignacien au Magdalénien
Éric Le Brun, passionné par la préhistoire, s’est spécialisé dans l’illustration de vulgarisation scientifique. La présentation sous forme de BD permet une présentation visuelle et






