Plaidoyer pour l’Antarctique

L’Antarctique est beaucoup moins connu que l’Arctique par le grand public et pourtant il est indispensable à la survie de notre Planète. L’Institut océanographique de Monaco, sous l’égide de S. A. S . le Prince Albert II de Monaco, mène une campagne pour la protection de l’Océan Austral. Cet ouvrage est le fruit du voyage scientifique et d’engagement « Antarctica 2024 ». Le lecteur en aura les restitutions scientifiques des trois scientifiques embarquées et les témoignages de chefs d’entreprise présents à bord. Il est illustré de photos inédites de l’expédition « Antarctica2024 ». Sur une carte est tracé l’itinéraire du voyage scientifique et d’engagement. Robert Calcagno, directeur de l’Institut, explique comment leur est venue l’idée d’une telle expédition. Pour la concevoir trois scientifiques ont apporté leur collaboration : Antje Boetius, chercheuse en biologie marine et directrice de l’Institut Alfred Wegener, Céline Le Boec, directrice de recherche au CNRS et Catherine Ritz, glaciologue et présidente de l’Institut polaire français Paul-Emile Victor. Les scientifiques ont constaté que l’Antarctique n’échappe pas au réchauffement climatique et qu’il est particulièrement fragile. Des glaciers ou icebergs se mettent à dériver. Cette disparition progressive des glaces est une menace pour la faune. Savez-vous que la banquise antarctique a perdu deux millions de kilomètres carrés par rapport à la moyenne de ces dix dernières années ? Pour un chercheur l’Antarctique est un rêve, « un laboratoire à ciel ouvert », il y a encore beaucoup à découvrir dans ce territoire exceptionnel ! Des zones jusque-là, peu voir jamais, ont été explorées. Des personnalités du monde économique ont pu échanger sur les enjeux environnementaux. Le but concret d’Antarctica a été de montrer que les îles Danger qui abritent d’importantes colonies de manchots, deviennent une zone spécialement protégée de l’Antarctique (ZSPA). Des pistes d’innovations techniques ont été engagées dont le développement de batteries électriques, des technologies pilotes telles les caméras infrarouges pour détecter les mammifères marins. Il est apparu qu’il fallait étendre l’ensemble des mesures de protection du continent antarctique suivant le traité de décembre 1959, à tout l’océan Austral. A signaler que les droits d’auteur seront intégralement reversés à l’Institut Océanographique. Le récit est passionnant car nous sont racontés, au fil des jours, le déroulement du voyage, émotion en apercevant les premiers icebergs, difficultés de navigation, découvertes scientifiques… et surtout la détermination des scientifiques et d’acteurs économiques de partager les connaissances pour mobiliser le grand public sur l’absolue nécessité de déterminer des Aires Marines Protégées (AMP) dans l’océan Austral.

Institut océanographique de Monaco, Flammarion / OCEANO

5/5

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