Dans le cadre des festivités des jeux olympiques 2024, Églantine Chesneau emmène le lecteur dans un véritable voyage dans le temps. Après sa bande dessinée « Alors on court », l’auteure fait découvrir le destin de 16 athlètes, dont de nombreuses femmes, qui ont bousculé les règles du jeu. Elle retrace leurs parcours en faisant ressortir leur singularité et surtout leur courage pour faire évoluer les mentalités. Tout d’abord est racontée l’histoire des jeux. Les jeux olympiques ont débuté dans la Grèce antique il y a plus de 3000 ans. Héraclès en a eu l’idée afin de pacifier les cités qui se faisaient la guerre. Par la suite, le site d’Olympie a été détruit et les jeux abandonnés. Il a fallu attendre 1894 pour qu’ils soient rétablis par le français Pierre de Coubertin. Chaque athlète se présente, raconte son enfance et comment il en est venu à participer aux jeux. Le récit est très vivant, la scénariste fait des commentaires avec beaucoup d’ humour, de même que les dessins qui sont très expressifs quant au vécu et au ressenti des sportifs. Grâce à une française, Alice Milliat, qui a organisé des jeux féminins en même temps que les jeux de Paris en 1924, la participation des femmes a été reconsidérée. Betty Robison, américaine, a été remarquée à l’école, elle a commencé les compétitions puis a été la première femme médaillée d’or en athlétisme aux jeux olympiques de 1928. Mais il a été décrété que les « femmes avaient l’air trop fatiguées et pas assez féminines… ! Le 800 M femmes ne sera remis qu’en 1960 ! Jesse Owens, un noir américain, dans un contexte de ségrégation raciale, a été soutenu par un entraineur exceptionnel qui lui a permis de concourir à des championnats puis de partir aux jeux à Berlin afin de prouver que « c’est d’la merde son truc de race supérieure » ! Il gagna la médaille d’or grâce à un athlète allemand. Celui-ci fut envoyé au front pour avoir aidé un noir ! Lis Hartel, cavalière passionnée, eu la poliomyélite et resta paralysée des jambes. Malgré tout, elle mit au point des techniques pour pouvoir remonter. Un neurochirurgien allemand, après la guerre, a tout fait pour que le CIO accepte la participation des handicapés. Lis Hartel a obtenu la médaille d’argent en 1952 aux jeux d’Helsinki en 1952. Elle a beaucoup fait pour faire changer le regard de la société sur le handicap. Depuis 1988, les jeux paralympiques sont organisés dans les mêmes villes. La grande championne, Marie-José Pérec, une grande légende du sport français, a eu une période très difficile. Il lui a fallu beaucoup de détermination pour surmonter son problème à une époque où la question de santé mentale était encore méconnue. Depuis elle est auprès des athlètes pour s’occuper de leur préparation mentale. Cette bande dessinée est passionnante, elle remet à l’honneur des hommes et des femmes exceptionnelles, symboles de courage et de liberté, qui ont permis aux jeux olympiques d’avancer sur le chemin de l’égalité et de l’humanisme.

Captif des glaces
Au XIX° siècle l’Arctique intéresse non seulement les explorateurs mais aussi les politiques qui y voient une région stratégique. Cette bande dessinée s’ouvre sur le






